Le Nutri-Score pour mieux choisir ses aliments ?

Comment choisir les produits alimentaires industriels en meilleure connaissance de cause ?

Certains pays, comme la Grande-Bretagne, les Pays-Bas ou la Scandinavie, ont déjà franchi le pas en mettant en place des codes. Sur les paquets, ceux-ci permettent aux acheteurs de savoir plus facilement quelle catégorie de produits ils choisissent (avec ou sans sucre, sel, gras... ). La France suit le mouvement et propose son « Nutri-Score ». La Belgique vient d’adopter le système Français. Décodage.

Pour "mieux" manger, il est parfois utile d’en voir de toutes les couleurs. Le « Nutri-Score » proposé par l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale) en France, classe les produits grâce à une couleur, du vert foncé pour le produit le plus favorable sur le plan nutritionnel, à l’orange foncé pour le produit le moins favorable.
Pour compléter ce code couleur et affiner le classement, des lettres, allant de A (bon) à E (à limiter), sont apposées dans les logos de couleur.

Pour parvenir à ce classement, le « Nutri-Score » repose sur un système de points négatifs et positifs. Ils prennent en compte :
- l’énergie (alcool, glucides, lipides et protides) ;
- les sucres simples ;
- les acides gras saturés ;
- le sel.

Au plus ces éléments sont présents, au plus la note est mauvaise. En revanche, la présence de fruits ou légumes, de noix, de fibres ou de protéines, peut apporter des points positifs et donc tempérer le résultat.

Le « Nutri-score » permettrait de choisir, dans une même gamme de produits, par exemple des pizzas industrielles, des biscuits, des chips ou des plats cuisinés, ceux qui s’avèrent les plus "intéressants" ou les moins mauvais.

Et en Belgique, qu’en est-il de l’affichage nutritionnel ?

En Belgique, la ministre de la Santé publique, Maggie De Block, a pris la décision d’introduire le nutri-score comme label alimentaire en Belgique. Les consommateurs pourront ainsi obtenir plus facilement des informations leur permettant de savoir dans quelle mesure un aliment fait partie d’une alimentation équilibrée.

Cette décision intervient après une longue consultation des parties prenantes concernées : organisations de consommateurs, experts dans le domaine de l’alimentation, l’industrie alimentaire et les distributeurs.

Le nutri-score est un score global (allant de -15 pour les produits « les plus sains » à +40 pour les produits « les moins sains »). Sur la base de ce score, le produit reçoit une lettre avec le code couleur correspondant : du vert foncé (A) au rouge foncé (F).

L’algorithme sur la base duquel le score est calculé tient compte à la fois des éléments positifs et négatifs : la teneur en sucres, en acides gras saturés, en sel et les calories ont une influence négative sur le score, tandis que la teneur en fruits, légumes, fibres ou protéines peut améliorer le score.

Pourquoi ce système plutôt qu’un autre ?

La ministre De Block préfère le nutri-score à d’autres systèmes comme le système britannique traffic lights pour plusieurs raisons :

  • Le nutri-score a été testé en France. Les tests ont démontré qu’il avait un impact plus important sur le comportement d’achat des consommateurs que d’autres systèmes. En d’autres termes, il est fondé sur des données scientifiquement fondées ;
  • Ce système simple (un score pour l’ensemble du produit) permet au consommateur d’avoir une évaluation globale du produit en un coup d’œil. Il l’aide ainsi à faire un choix sain plus facilement, comme le demande l’Organisation mondiale de la santé ;
  • Le soutien d’experts alimentaires, d’acteurs majeurs de la distribution en Belgique et des entités fédérées. Enfin, un label n’aura l’effet souhaité que si toutes les parties prenantes sont impliquées.

La ministre souligne que l’utilisation du nutri-score reste volontaire : aucun producteur ou distributeur d’aliments ne sera obligé de l’utiliser.

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